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*Photos
Rino Noviello

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Nathalie Amand
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DEMARCHE ARTISTIQUE
Essayer de montrer les choses telles qu’elles sont au quotidien m’intéresse peu. Ce qui compte pour moi est la relation que j’entretiens avec elles au moment où je les photographie. J’aime montrer ma propre vision des choses plutôt que les choses elles-mêmes. La photographie doit me surprendre et m’apporter un regard différent sur ce qui m’entoure. En ce sens elle est un témoignage de ma relation au monde, elle est expérience. Le rituel de la chambre technique dans mon travail est très important car il contribue à favoriser le processus de distanciation que j’entretiens avec le réel.
Mon travail photographique fait souvent référence au corps. J’ai commencé au début des années nonante une série intitulée « Hommages licencieux » qui est un clin d’œil aux nus de la belle époque. Ensuite une série « Autoportraits » où j’ expérimente le corps en mouvement dans un espace précis. Puis enfin une série intitulée « Gisants » qui révèle le cycle de la vie, l’universalité de l’homme, la naissance, l’amour, le temps et la mort.
Mon travail est une réflexion sur nous, sur notre passé, notre présent et notre futur. Il invite à se pencher sur notre condition.
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Philippe
Cardoen
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Quand une vitre est brisée
et que ses morceaux retombent par terre n’importe comment, à distance
les uns des autres, on ne peut pas dire si l’appel qu’ils se lancent
désespérément vise à la reconstitution horizontale de cette vitre
ou bien au rassemblement de toutes les mémoires partielles de leur
dernière péripétie d’existence de vitre, - chaque débris emportant
le souvenir de l’intensité lumineuse qu’il réfracta et du confort
douillet de l’ensoleillement dont il jouit avant la destruction
ultime.
On ne répare pas un objet
avec de la colle forte, mais avec l’histoire qu’on est capable de
lui consacrer, avec les dédicaces d’images et de mots qui le ressuscitent
d’une fragile manière dépourvue du moindre profit.
Daniel
Franco Extrait Les bouts du souffle jalons pour l'objet défunt
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Marina
Cavazza
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Je
n’ai pas de mémoire.
Je développe une autre
faculté évocatrice: la photographie. Est pour moi instrument philosophique
de quête du sens. Le sens, que je ne trouve que dans une émotion
esthétique. Me permet de cueillir des moments d’harmonie, la trace
du sens. Quand petit à petit ça sera devenu un bouquet, je serai
prête à l’offrir. Me donne le pouvoir de comprendre et dominer toute
situation, simplement par mon regard. Me fait un don rare et bizarre:
je peux posséder un horizon, un vieux bâtiment, un homme.
Jusqu'à quand je le
voudrai.
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André
Chabot
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150 000
photographies de cimetières
Elaborées aux quatre
coins du monde, ces archives en perpétuel développement permettent
de visiter une sorte de vaste nécropole mondiale où l’on pourra
s’arrêter devant les tombes
les plus humbles et les plus émouvantes comme devant les mausolées
les plus grandioses et les plus spectaculaires.
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Sophie & Jean Claude Chuzeville
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Jean-Claude Chuzeville Lyon 1949 - Photographe
Sophie Chuzeville Villefranche 1967 - Coloriste
Ces images de traces et d'empreintes parlent de la mémoire et de la conscience, tout en proposant une réflexion sur le vingtième siècle.
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Olivier Gilet / Jeune créateur plasticien
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Novalis (Fragments): « L'espace brut est le premier poème »
Mon travail actuel est basé sur la perception individuelle du temps et de l'espace.
Le paysage, et particulièrement le paysage marin, est un véritable colisée du regard et l'arène du peintre, car le peintre est le dompteur de l'espace brut, et ce depuis Le Lorrain, G.D. Friedrich et les paysagistes flammands.
Le paysage, c'est aussi le lieu où un petit bonhomme tout nu s'assied sur la plage et crèe et recrèe le monde. Et puisque le regard est une création permanente et que l'espace est instable, il faut sans cesse s'en occuper pour que l'univers ne nous pète pas entre les doigts... C'est l'boulot des artistes.
Chaque matin, ils s'obstinent à recréer la genèse, puis passent la journée à inventer des outils pour s'approcher à 3 mm du sublime.
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Louise Harvey
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Dans le Port de Bruxelles
Dans le port de Bruxelles parce que c’est un port d’attache (pour beaucoup d’entre nous) et qu’il y a plein de gens qui arrivent et qui partent
Dans le port de Bruxelles parce qu’il y a des sites qui meurent et qui naissent et que cela me fait penser aux marins de Brel (ceux d’Amsterdam)
Dans le port de Bruxelles parce qu’il y a des grues à pertes de vues qui grimpent et qui tournent dans ses cieux chargés et changeants de bord de mer
Dans le port de Bruxelles parce qu’il y a des lieux qui vivent et qui bougent qui se transforment se retransforment et se retransforment encore
Dans le port de Bruxelles Parce que j’ignore combien de temps j’y resterai
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Jean Janssis
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Né le 8 Janvier 1953 à Ans (Liège / Belgique)
En utilisant le tirage à la gomme bichromatée, Jean Janssis fait beaucoup plus que de recourir à un procédé ancien.
Il réinvente le corps à corps
entre l'image et la matière dans une perspective d'éternité.

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Michèle Maquet
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Les Fleurs de Passion
Offertes à ceux qui passés dans l'au-delà inspirent encore nos sentiments, les fleurs de céramique aux couleurs trop vives et craquelées par le temps se mêlent à la nature vivante...
La mort n'a qu'un temps !(M.Maquet)
Une visite dans un vieux grand cimetière qui sent la terre et les grands arbres et j'ai retrouvé la sensation autrefois ressentie en accompagnant mon père qui honorait ses morts...
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Philippe Mailleux
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Musicien de vocation, j‘étais à la recherche d’un moyen d’expression plus indépendant, qui n’était pas lié à une contrainte de temps, d’espace ou de personnes. Je me suis orienté naturellement vers la photo en débutant par la lomographie. Cette approche ludique et expérimentale m’a permis de me rendre compte que la photographie correspondait à mes attentes, me permettait de découvrir seul des sensations et impressions non encore rencontrées tout en donnant jour à des représentations sortant du classique cadre académique.
Plaisir solitaire au début, j’ai rapidement eu envie de partager ces secondes de ressenti, de perception et de capture par le biais de cette image emprisonnée à jamais.
Essayer de rendre dans un cliché mes émotions, essayer de rappeler que nous ne sommes qu’une infime partie d’un tout, que nous sommes unis à chaque composant de la nature et des êtres qui nous entourent par des liens existentiels.
Je suis en effet porté par l’animisme, vision que j’essaie de rendre dans certains de mes clichés.
Un regard, une seconde, essayer de livrer sans fard, ma vision du monde.
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Patrick van Roy
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Né à Ixelles, le 29 décembre 1972.
Photographe autodidacte guidé par le plaisir.
L'instant s'expose, le regard alors se pose.
L'oeil le décompose et par plaisir, fige la pause.
C'est le plaisir qui guide l'oeil.
Quand le plaisir commence, l'instant apparaît
et l'image, d'elle même, se construit.
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La
Galerie.be
tient sa singularité reconnue de l'originalité
individuelle et marquante des artistes qu'elle propose.
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 Notre
galerie a choisi la s.a. Léon Eeckman pour assurer
les nombreuses expositions qu'elle organise
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