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Sylvie PICHRIST
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 " Pause d'Ophélie 1 et 2 "
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Photo d'actes réels, robe en éponges naturelles cousues et portée en réel dans un lac. Je réalise des vêtements ou des accessoires, je les portes et les cadres dans une situation précise. Je fais appel à un photographe pour fixer les scénographies dans le temps ou je les installesdans un autre espace et les revis en les modifiants.
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Fille des grands espaces verts est sylvie pichrist : entre labours et moissons, entre performances des charrues qui remuent toujours plus profondément et des moissonneuses impitoyables qui récoltent sans crier gare, elle s’habitue à l’éclosion aléatoire ! Ainsi va des semeurs et des semeuses… Le grain livré est-il encore trop vert qu’il est pénalisé. Trop sec, il est suspect. La performeuse-couturière actuelle, éprise de volatilité n’a pas vécu d’autre parcours (obligé ?) que ceux de ses pairs illustres, traversés de périodes évolutives… au gré des saisons ? Les nymphéas ? Les tournesols ? toute origine : des pastels, à la main, au chiffon, d’une-mise-en-scène-obsessionnellement-ordonnée,-des-robes-,des chaises, -des tables et des mers du Nord . Dans quoi manger et boire, sur quoi s’asseoir, s’assembler et coudre , nager et (ne pas) se noyer. Est-ce de l’empathie ? – le désir, la volonté de partager avec tous et dans le moment, l’art du risque immédiat – qui l’attire dans l’intermedia ? Peut-être, comme Haruki Murakami, présent-absent, fait de tics et de tocs, absurde, surréaliste ? dans son trivial présent, délicieusement drôle et bizarre au point que « L’Eléphant s’évapore » « L’oiseau est à ressort » et « Le kangourou communique »… Ramasser des mies, en faire des bijoux, se faire brûler les sourcils, consumer la coiffe de papier. Se noyer en Ophélie d’éponges absorbantes (d’émotions !). Sa quête burlesque n’est pas finie dans une dimension parallèle à l’imaginaire délicatement zen et férocement fantastique, naviguant de fil en aiguille, de la métaphysique à la métaphore. Raccommoder, transformer, enfumer, projeter son corps (« et son âme »). Pluridisciplinaire et difficile à classer dans un seul tiroir, sylvie est sûre qu’un jour elle arrivera à « plâtrer les cendres telles des diamants » et réaliser le rêve des alchimistes en un seul coup de dé « l’or est aussi un placement sûr , surtout celui qui ne vaut rien, est poussière dans mon coeur »
Germain Delahaut
LANCER DES TOMATES EN BOUCLE !

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Mon travail :
Ayant hérité du « savoir » de la couture, mon travail s’est orienté vers la mise en situation de vêtements et d’accessoires. L’intérêt pour les matériaux usuels détournés de leurs fonctions premières dans mes réalisations soulignent l’altération avec l’autre et le temps qui passe.
La question de la mémoire et de la fonction du corps et de la peau transparaissent dans des réalisations textiles, des accessoires ou des vêtements que je mets en situation ou que je juxtapose avec d’autres éléments.
J’en suis venue à travailler avec du filtre de hotte, des cotons démaquillants, des matériaux qui sont censés s’altérer avec le temps et dont l’usage est répétitif.
Le manteau en filtre de hotte aspire « le mauvais air »
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sur son passage, la robe faite de milliers d’épingles accroche les éléments étrangers et laisse tomber ses épingles luisantes partout où elle passe.
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 "Fourrure argentée ou le Cygne", installation.
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Le lit en coton démaquillant absorbe les rêves et les cauchemars mais, trop fragile, il ne peut porter aucun dormeur.
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Aussi, les grains de beauté et les marques de ma peau sont devenus les points lumineux d’une « robe lactée » : le nævus est en effet une transformation de la peau en réaction avec la lumière.
D’autre part, des scénographies d’objets et de réalisation se côtoient pour faire apparaître de façon métaphorique des dualités et des ambivalences.
D’avantage intéressée par tous les moyens d’expression du corps et de son environnement, j’approfondis alors davantage son langage et les possibilités différentes de le mettre en action dans un contexte en reprenant des études d’art dramatique.
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 "Maquillée le soir, démaquillée le matin", installation.
  "Le mauvais pied du soir, le bon pied du matin", installation.
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2008
 Photos d'actes réels, mis en scènes, en continuité de la "La petite Cérémonie du Dé", projet réalisé avec l'aide du Ministére de la Communauté Française-Arts plastiques. Happening avec machine à coudre, papiers cousus, texte. Toujours en cour d'évolution et de recherche.
 "Si je pouvais ronger la fumée"
 "Souffle sur ma vue"
 "Cendre, il, on, se maquille"

 "Le temps du talons aiguille"
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